L’ACET innove pour stimuler l’entrepreneuriat

Jacynthe Nadeau | La Tribune

 

Le campus de l’Université de Sherbrooke était le théâtre, mercredi, d’une nouvelle initiative prestigieuse destinée à stimuler la fibre entrepreneuriale de ses étudiants. Avec des conférenciers comme l’illusionniste et physicien Luc Langevin, le créateur de Classcraft Shawn Young ou le directeur général du hub créatif Zù Guillaume Thérien, la table était mise pour espérer une récolte fructueuse.

 


 

L’InnovAcet organisé par l’Accélérateur de création d’entreprises technologiques (ACET) a accueilli au total une douzaine de conférenciers et plus de 170 participants, étudiants, entrepreneurs établis et partenaires d’affaires et financiers concernés par la créativité technologique entrepreneuriale, dans l’environnement inspirant du Studio de création Huguette et Jean-Louis Fontaine, qui a été inauguré vendredi dernier.

 

« Dans notre société aujourd’hui, met en contexte le président-directeur général de l’ACET, Ghyslain Goulet, on crée de la richesse à partir de l’innovation et une grande partie de cette innovation est issue de l’Université de Sherbrooke ou de l’écosystème universitaire de la recherche. Une portion des découvertes scientifiques, des brevets et des inventions qui sont développés dans nos laboratoires par nos chercheurs, nos étudiants et nos professeurs, ont un potentiel de devenir une entreprise technologique, donc un potentiel commercial. Pour nous, c’est important de tenir un événement où on regroupe de multiples acteurs qui contribuent à l’écosystème de l’ACET et qui aident à l’accompagnement et au cheminement de ces entrepreneurs pour faire des entreprises à succès. »

 

 

« Une macédoine »

 

Ghyslain Goulet était particulièrement fier de la brochette de conférenciers qui ont accepté de s’associer à cette première mouture de l’InnovAcet.

 

« Ce n’est pas une brochette, c’est une macédoine parce que c’est très varié! On va parler de fonds d’investissement parce que lorsqu’on veut commercialiser une technologie ou lancer une entreprise, ça prend des partenaires financiers. On a des entrepreneurs qui vont partager leur expérience pour inspirer. On a des ateliers sur les tendances, comme le 5G qui va sans doute révolutionner les nouveaux produits qu’on va voir en divertissement dans les prochaines années. On va aussi parler du développement durable et de l’impact social du développement de ces technologies. »

 

Pour le PDG de l’ACET, ce nouvel événement devrait s’inscrire comme un outil supplémentaire parmi les nombreuses initiatives développées dans les différentes facultés de l’UdeS au fil des années pour éveiller le sens de l’entrepreneuriat chez les étudiants et donner naissance aux entreprises de demain.

 

L’après-midi de conférences était d’ailleurs précédée, en avant- midi, d’ateliers créatifs construits autour de technologies issues de l’UdeS.

 

« Il faut semer, dit M. Goulet. Dans l’écosystème entrepreneurial, il faut prendre des initiatives, organiser des événements, tenir des activités pour permettre aux étudiants de voir s’ils ont un intérêt, des aptitudes, le goût de devenir entrepreneurs. (…) On sème une petite graine et on espère que pendant leur parcours universitaire, ça va se transformer en un arbre entrepreneur. Notre but, c’est de créer les entreprises de demain. De faire naître une future SherWeb, qui sait? »

 

Fondé en 2011, l’ACET a soutenu jusqu’à présent pas moins de 90 projets de démarrage d’entreprises technologiques, pour 30 millions $ d’investissements et 350 emplois. Quelque 58 % des employés de ces entreprises sont des diplômés de l’Université de Sherbrooke.